Enseignant suspendu à Sciences Po Grenoble pour avoir dit que la dénatalité est un signe de déclin : aidez-nous à le défendre !
Vincent Tournier, maître de conférences de sciences politiques à Sciences Po Grenoble, subit depuis plusieurs années une situation intolérable de défiance, de pression et de harcèlement.
En 2021, lui et un de ses collègues ont été ciblés par une campagne d’affichage sauvage. Ces affiches, placardées dans l’enceinte même de l’établissement, portaient des accusations de fascisme, une diffamation grave et sans fondement qui ne reflète en rien leur engagement académique.
Depuis début mars 2026, Vincent Tournier subit une nouvelle campagne de harcèlement pour avoir simplement dit en cours que la dénatalité est un signe de déclin.
Un appel au boycott a été organisé par certains élèves, ainsi qu’un appel à témoignages, soutenu par la direction de l’Institut d’études politiques. Celle-ci a décidé de suspendre tous ses cours pour une durée de cinq mois sans qu’il ait pu se défendre équitablement. Une « enquête administrative approfondie » est actuellement en cours durant laquelle on lui interdit tout communication avec ses élèves.
Cette chasse à l’homme nuit non seulement à la réputation de Vincent Tournier mais aussi à l’intégrité de l’enseignement et de la recherche à Sciences Po Grenoble. Il est inacceptable qu’un enseignant, dont le rôle est de stimuler la pensée critique et de susciter le débat, soit réduit au silence pour le simple fait d’exprimer une opinion.
Les conséquences psychologiques de cette campagne de diffamation sont profondes. Elle installe un climat de peur parmi les enseignants, qui pourraient hésiter à exprimer leurs opinions ou à aborder certains sujets par crainte de rétributions similaires. De plus, cela porte atteinte à la liberté académique et à l’expression intellectuelle, des valeurs fondamentales de tout établissement d’enseignement supérieur.
Pour protéger Vincent Tournier, ces valeurs et restaurer un environnement académique serein, nous demandons à la direction de Sciences Po Grenoble de mener une enquête administrative impartiale et de poursuivre au plan disciplinaire les personnes qui seraient coupables de diffamation. Maître Carine Chaix du collectif Justitia de l’Institut Thomas More assure la défense de Vincent Tournier dans le cadre de cette enquête.
Nous appelons donc toutes les personnes soucieuses de la liberté académique et éprises de justice à signer cette pétition pour soutenir Vincent Tournier et assurer que de tels incidents ne se reproduisent plus à l’avenir.